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01 juin 2006

Le niveau baisse t'il... merci le P2P

Suite au post précédent qui posait la question de la baisse du niveau musical, j'enfonce le clou, ou plutôt le prof, qui en tire certaines conclusions.

Si la qualité de la programmation musicale est ainsi tirée vers le bas sur les grands médias nationaux et si le public a fait le choix de plus de praticité avec le mp3, les gros labels doivent en tirer les conclusions qui s'imposent: le piratage n'est que la suite logique. Et mon prof de s'en réjouir, et sur ce point je suis bien d'accord avec lui, l'explosion du peer-to-peer fait baisser les ventes de Johnny et alors? "Ca lui fait une moto en moins, il n'en a plus rien à secouer" par contre ce sopnt les petits labels et les petits artistes qui vont en profiter car on ne trouve pas leurs oeuvre sur les réseaux P2P, c'est donc tout benef pour eux et donc pour la qualité globale de la musique, retour aux sources, ce qui est rare est cher ce qui est cher a de la valeur... "les artistes que je produis, si ils vendent mettons 1000 disques ce qui est énorme, ca leur fait moins qu'un smic pour des heuuuures de boulot, autant aller travailler ailleurs si c'était pour l'argent, là ou ils gagnent vraiment leur vie c'est lors des concerts et ca sera de plus en plus comme ça"... je partage son avis, rien ne me choque à ce que un artiste gagne sa vie en concert plutôt qu'en vendant des disques puisque de toute façon la vente de disque est court-circuité par les grands distributeurs qui mettent en avant ce qui est populaire donc de mauvaise qualité. (cf revoir la démonstration faite dans le post précédent par le prof :-)

Bref en sa qualité de producteur, "el prof" est un fervent surpporter du P2P mais il est fataliste, pour lui il fait parti des derniers de sa génération puisque désormais tout le monde peut faire de la musique devant son ordinateur et des moyens réduits...

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Ah, je viens de lire les réactions au post précédent justement, c'est très interessant. En gros vous pensez, vous lecteurs, que la qualité n'est pas en baisse mais plutôt en hausse, que les gens n'ont jamais autant écouté de musique et joués de musique. je n'ia pas les chiffres pour les joueurs mais on ne peux pas nier que l'éducation musicale soit au centre de l'éducation des jeunes et c'est pas les brides qu'on étudie en solfège au collège qui va y changer quelque chose.



Posté par netgui à 09:39 - Avenir - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

En Vrac !

Bon y a plein de choses à dire mais je ne sais pas trop ou commencer :o(

Oui le niveau de musique général baisse et ce parce que l'enseignement de la musique à l'école est une vaste tarte à la crème. En France il n'y a pas de fanfare de lycée comme aux USA ou les jeunes peuvent jouer ! T'es pas bon au foot ? Pas grave on va te faire jouer dans la fanfare de l'équipe !

En france on considère l'EPS, les Arts et la Musique comme des disciplines de défoulement et non pas comme une composante nécessaire de toute éducation ! Après on voit la différence fonadmentale en terme de pratique musicale et je en parle mêmpas de la politique complètement aberrante des conservatoires qui ne font que de la Bête à concours en méprisant la pratique ludique d'un instrument !

Le P2P n'a fait que d'accélérer les choses parce que tout est dispo mais on apprend plus le coût du travail bien fait et Dieu sait qu'en matièrede musique certains artistes ne ménagent pas leur temps et leurs efforts.

Le problème vient effectivement des Majors qui ne pensent qu'a faire du chiffre et pas de la qualité ils ne misent plus sur l'évolution des artistes mais plutôt sur le très court terme bien aidé en cela par les programmes de télé réalité qui essayent de nous faire croire que l'on peut devenir un ariste en six mois enfermé dans un château avec des décérébrés comme professeurs et des champions du marketing et du formattage !

Le svrais artistes ils maturent avec les années ils accumulent le savoir faire ils mitonnent ils progressent ils évoluent. Un seul exemple Ani Difranco qui a monté sa propre maison de disques parce que les Majors ne s'intéressent pas a des artistes engagés qui ont une conviction et un univers personnel ils préfèrent des bons petits toutous près a les suivre sur le chemin de la rentabilité à court terme c'est confondant de tristesse !

Posté par Jipes, 01 juin 2006 à 13:35

Faux problème ...

Poser la question :
Le niveau baisse-t-il avec le P2P ? est à mon avis un faux problème.

Indéniablement, si le niveau musical global a baissé ces dernières années, c'est plus à cause de l'hyper-concentration des maisons disques gérées comme des industries comme les autres. A force de confier le destin d'auteurs, de compositeurs ou d'interprêtes à des directeurs "artistiques" plus chefs de produits marketing qu'autre chose, c'est somme toute assez logique. En limitant, bridant et formattant, on ne peut s'attendre à un foisonnement créatif.

Ce constat fait, il semble évident de répondre avec une logique syllogistique que oui, le P2P, en accordant une seconde chance à des artistes hors des sentiers dominés par ces nouveaux édicteurs de goût, ne peut que faire augmenter le niveau.

Oui, mais on peut facilement trouver des contre-exemples :

- Dans leur logique de gestion, les majors ont décidé de se séparer d'artistes "peu rémunérateurs" (Alain Chant faible, Ophélie Winter, etc ...) . Si, a priori, cela, en limitant la diversité, aurait du tuer la créativité, ça a permis de rebooster certains en les délogeant de leur siège de "sociétaire perpétuel" du paysage musical (ex : Chant Faible toujours qui n'a jamais aussi bien marché, ou Lio qui a réussi le meilleur album de sa carrière en l'autoproduisant).

- D'autre part, le système marketing, tant décrié lorsqu'il est employé par des maisons de disque, est loin d'être absent sur le web. Si l'on considère Artic Monkeys ou Clap Your Hands say Yeah, leur succès d'abord sur le web, ensuite dans les bacs tient autant d'un buzz savamment orchestré que des coups de coeur spontanés (le lancement des CYHSY, basé sur un tout un système de blogs faiseurs d'influence, est exemplaire à ce niveau).

Donc, il serait naïf de croire qu'il y a un côté tout noir et démoniaque (les méchantes majors) et un côté tout blanc et angélique (ceux qui ont tout compris aux nouvelles technologies).

Maintenant, les points suivants de la démonstration sont assez typiques de la mauvaise foi utilisé pour défendre le Peer to peer.

Exemples :

- l'explosion du peer-to-peer fait baisser les ventes de Johnny et alors? "Ca lui fait une moto en moins, il n'en a plus rien à secouer"

C'est l'argument bateau qui nie toute réalité du fonctionnement du music business en oubliant tous ses acteurs.
Si les ventes de Johnny baisse, effectivement, il s'achètera une Harley de moins et devra faire un spot de pub de plus pour payer son prochain lifting. C'est vrai ... Mais Johnny, aussi riche soit-il, ne fait pas ses albums tout seul.
Sa moto de moins, ça représente combien d'argent en moins pour l'intermittent du spectacle qui joue de la basse sur son CD ? S'il vend moins, comment va-t-il diminuer les coûts sur son prochain "produit" autrement qu'en diminuant la masse salariale de la main d'oeuvre (en embauchant un musicien de studio de moins par exemple).

-" ce sont les petits labels et les petits artistes qui vont en profiter car on ne trouve pas leurs oeuvre sur les réseaux P2P, c'est donc tout benef pour eux et donc pour la qualité globale de la musique, retour aux sources, ce qui est rare est cher ce qui est cher a de la valeur ... "

Oups, jolie démonstration mais qui oublie un élément essentiel : P2P signife Peer to Peer et ce système est basé sur l'échange (Il est d'ailleurs très difficile de downloader sans uploader).
En conséquence, ce qui est rare n'est pas indisponible (juste rare) et toujours gratuit.

S'il est cohérent avec lui-même:
- soit l'utilisateur de P2P trouve ce qu'il cherche à disposition dans un temps raisonnable, ne le paye pas et le met à disposition d'autrui.
- soit il ne le trouve pas, va l'acheter puis va le mettre à disposition sur le réseau.
- dernière hypothèse, s'il n'adhère pas aux valeurs du P2P : il va l'acheter et le garde pour lui sans le mettre à disposition d'autrui. Dans ce cas là, il n'a aucun autre intérêt "philosophique" dans l'utilisation du P2P que celui d'avoir à partir de son chez lui, gratuitement l'accès à 95 % des rayons du grand magasin de disque en bas de chez lui. En conséquence, son utilisation pour télécharger d'autres disques n'est rien de moins que du vol.

- "là ou ils gagnent vraiment leur vie c'est lors des concerts et ca sera de plus en plus comme ça."

Argument typique d'un producteur de disque qui n'a probablement jamais organisé un concert de sa vie. S'il y a bien une activité moins rentable que celle de produire des disques sur un petit label pour des groupes peu connus, c'est bien d'être leur tourneur ... Je pense sincérement qu'une réelle étude de la fréquentation, de la fréquence, du maillage du territoire, etc démontrerait que le nombre global des concerts a plutôt baissé (tandis que le prix a augmenté) hormis pour quelques artistes positionnés par leur maison d edisque comme des "produits de niche" qui se vendront bien si on investit sur leurs qualités scéniques (Un exemple me vient à l'esprit dans cette optique : Les trois accords, d'autant plus poussés en France que tout l'investissement "amont" (production de disque, clip, etc ...) a déjà été réalisé compte tenu de leur succès au Québec.)

Posté par Labosonic, 05 juin 2006 à 05:32

Le constat que dresse ton professeur est à relativiser.

Considérer que la musique d'aujourd'hui n'est pas de qualité, c'est manifester une grande méconnaissance.

Bien sûr, y accéder suppose une démarche personnelle et hasardeuse. En outre, la bonne musique n'est pas mise en avant et avant de l'écouter il implique de la trouver. Ton professeur semble avoir abandonner à ce stade, comme la plupart des gens.

Pour la trouver, Internet est une bonne solution. Contrairement aux idées reçues, le téléchargement est éminemment bénéfique. Je m'explique. En fait, il profite aux artistes les moins vendeurs (à hauteur de 70% selon Harvard), autrement dit aux meilleurs artistes...

Ceux qui se plaignent du téléchargement, ce sont d'ailleurs les grosses pointures si médiocres, certainement pas les autres... Inutile de rappeler que la plupart des groupes d'aujourd'hui se font connaître via myspace.

Par ailleurs, le catalogue disquaire que l'on trouve dans les magasins (fnac, virgin, carrefour, etc.) est considérablement pauvre. Apparaissent dans les rayons, les créations commerciales, et dans une mesure très restrainte les groupes indépendants. Pour les acheter il faut se tourner vers l'importation. Si l'on recherche des groupes des années 60-70 condidentiels autant dire que c'est impossible.

Ton professeur critique le mp3. J'arrive à le comprendre. Mais dans ce cas là il se doit d'écouter des vinyles (pour moi il est impensable d'écouter des cd) qui de plus ne sont que peu esthétiques.

Enfin, si je sais apprécier et trouver des qualités à de nombreux groupes contemporains, il est vrai que ma période préférés sont les 60's et 70's.

vincrybaby.skyblog.com

Posté par vincrybaby, 28 juin 2006 à 12:45

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