31 janvier 2007
Retour sur 50 années de bonheur avec Buddy Guy
Voilà 50 ans que Buddy Guy nous fait vibrer au son de sa Fender à pois. A l'occasion de cet anniversaire, le quotidien San Francisco Gate nous propose un retour sur la carrière de cet artiste qui est un des personnages clef du Chicago Blues.
Buddy Guy y explique les motifs de cette étrange guitare à pois et reviens sur le rôle fondamental pour sa carrière qu'a joué le British boom des années 60 avec Eric Clapton en tête de file mais aussi le support de Muddy Waters dans ses jeunes années de galère.
"The British guys introduced us to white America," says Guy of artists like Mick Jagger, Clapton and Jeff Beck who, when they came over as part of the British invasion, credited him as an influence at a time when he couldn't even get a record deal.
Il explique également que jouer le blues n'est pas une question de couleur de peau et que seul un guitariste avec un doigt de plus serait avantagé en la matière.
"If you got the same amount of fingers as I got, I don't have an advantage over you just because my skin is black. The only advantage I'd have was if I had an extra finger," he says, holding up his hand, then chuckling: "We did have a guitar player named Hound Dog Taylor who did have an extra little finger but he couldn't use it."
L'article complet en anglais : Buddy Guy 50 ans de blues
Entretien avec Tommy Castro
Je vous propose une petite interview de quelques minutes (glannée sur YouTube) avec Tommy Castro, un bluesman "nouvelle génération" qui figure en bonne place dans mes playlist blues. Il propose un blues très funky qui est souvent très proche des sonorités et du style de James Brown... Moments choisis.
29 janvier 2007
Best of des vidéos de guitare extrème
Il n'y a pas que YouTube dans la vie et Google Vidéo propose lui aussi quelques séquences interessantes. Gros avantage de cette plate-forme, les vidéos ne sont pas limitées en durée ce qui permet à certains fans de guitare de proposer des best of de plus de 20 minutes.
On y trouve de tout, du lard et du cochon, de la guitare à 11 cordes, du slapping, encore Chris Godin, de la guitare à 4 mains, du tapping etc...
25 janvier 2007
Une question d'échelle
Orouni m'a sympathiquement expédié un exemplaire de son premier CD intitulé A matter of Scale. Les 13 pistes vous plongeront dans une ambiance feutrée et très intime.
Orouni a un talent évident de songwriter mais surtout de compositeur. Ses mélodies tintées de guitare - "classique pour un son plus doux" précise t'il - et de piano font mouche à tous les coups sans pour autant être tape à l'oeil. L'oeuvre est volontairement minimaliste: un homme, une histoire, un instrument.
Je regrette un peu la qualité sonore de l'album dont le son global est assez étouffé, autoproduction "oblige". D'autant plus dommage que l'ensemble ne reflète pas clairement la richesse des harmoniques et des jeux entre la voix, les contre-voix et l'instrument. Il faudra prêter attention pour en apprécier les aspérités au delà de la rondeur générale... mais c'est peut-être pour ça que l'album s'intitule A matter of Scale - une question d'échelle en français - puisque en vertue du principe des fractales, chaque zoom révèle une nouvelle complexité.
A noter, la couverture est magnifique et, à l'image de l'album, bien inspirée puisque vous remarquerez qu'elle n'est constituée que de minuscules guitares.
Vous pourrez vous procurer le disque directement sur le site officiel de Orouni.
J'ai également placé un de mes morceaux préférés dans la radio.blog, à droite.
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Jipes, un des co-rédacteurs de ce blog, m'a également envoyé son avis sur A matter of Scale, ci-dessous.
Orouni semble etre assez influencé par la nouvelle vague de songwriters américains tel que Jack Johnson ou Donavon Frankenheimer.
La musique est basée la plupart du temps sur des mélodies simples et légèrement mélancoliques et portée par une guitare nylon ou du ukulele avec une orchestration assez minimaliste. La production est de bonne facture même si on sent par moments que c'est son premier album.
La voix est attachante, les secondes voix sympa (pas toujours très justes). La tonalité globale de l'album est quelque peu tristounette mais intéressante, bref il y a du potentiel !
Un artiste à suivre ?
24 janvier 2007
L'encyclopédie des guitaristes gauchers
John Engel est ce qu'on pourrait appeler un passioné de guitare, et encore le mot est faible au regard de l'étendue du travail qu'il a accompli. Il publie en effet une encyclopédie de 1.000 pages, fruit de 10 ans de recherches, dédiée aux guitaristes gauchers des plus connus au moins médiatiques.
Les deux tomes de près de 9 kilos rassemblent 2.500 photographies, 1.500 couvertures d'albums. On y retrouve notamment Paul McCartney, Dick Dale, Lefty Bates, Matt Beck, Dickie Thompson etc... L'ensemble est accompagné d'un CD de 20 pistes.
Je n'ai pas eu le livre entre les mains mais vous pouvez le commander pour 270 euros directement sur le site officiel : Uncommon Sound
22 janvier 2007
The kids are alright
Les biographies sur les Who, groupe fondamental des années 60 et 70, sont paradoxalement très rares. C'est donc avec avidité que je me suis jeté sur un des principaux documentaires retraçant les débuts d'un groupe qui a posé les jalons du punk, du noisy et l'archétype du groupe rock incontrôlable et destructeur.
Au delà de la qualité des morceaux - que Townshend lui même considère comme "mauvaise... mais le volume est une chose extraordinaire dans ce cas là" précise t'il - géniale, rien de tel que la vidéo pour se rendre compte du charisme évident des quatre membres du groupe (Daltrey, le beau gosse, Entwistle le roi de la basse, Moon à mon sens l'un des meilleurs batteurs ayant jamais existé et Townshend le guitariste volant à grand coup de moulinets et qui a composé presque tous les morceaux du quator). Un charisme qui transparaît évidemment dans les enregistrements de concerts live, de studios, de plateaux TV déjantés et j'en passe, qui figure dans le DVD "The kids are alright"
Bref un super documentaire que je vous recommande d'autant plus qu'il ne coûte "que" 11 euros sur Amazon. En bonus un fascicule de 28 pages propose pas mal de photos sympa et un descriptif précis des conditions dans lesquelles ce documentaire à été réalisé. Un must have pour tous les fans de rock british et du blues revival.
04 janvier 2007
Il tape sur des guitares et c'est numéro 1
Préparez vous être être soufflés par le talent de Zack Kim Yong, un jeune coréen qui utilise une technique de tapping très particulière. Extrait:
Vous avez reconnu le thème ?
Vous pouvez trouver des dizaines d'autres morceaux sur son blog.
J'apprécie particulièrement son interprétation du thème de The Pianist de Michael Nyman, jetez un oeil !
01 janvier 2007
Aller jazzer à Paris - 14 ème
Le bonheur c'est simple comme un concert de Blues-Jazz-Rock. Histoire de cuver le vin du nouvel an - j'en profite pour vous souhaiter une bonne année harmonieuse et mélodique - je suis allé me balader dans mon quartier, et au hasard de mes flaneries je suis tombé sur deux haut-lieux de la culture Jazz de Paris à quelques pas de la station de métro Pernety (L13)
- L'Entrepôt, qui propose des jeudis jazz avec carte blanche aux musiciens qui peuvent venir taper le boeuf. Demandez le programme !
- L'Utopia, une salle mytique où les plus grands noms se sont croisés et où se produira par exemple Mauro Serri la semaine du 8 !
Si par hasard vous décidiez d'y aller faites moi signe, vous passerez prendre un verre à la maison.
29 décembre 2006
Des milliers de concerts d'anthologie gratuits
C'est indéniablement un des sites les plus cool de l'année 2006, une véritable caverne d'Ali Baba pour les amateurs de musique des années 60 et 70. Mis à part un nom à coucher dehors, Wolgangvaults.com est une mine musicale qui vous propose d'accéder en écoute à plusieurs milliers de concerts enregistrés live de stars du blues, du rock et de la pop telle qu'elle se dessinait dans les trente glorieuses.
Il suffit de jeter un oeil au classement des concerts les mieux notés pour se convaincre de la puissance de ce site:
Muddy Waters, enregistré en 1966, durée 58 minutes
The Who, enregistrés en 1968, durée 57 minutes
Led Zep, enregistré en 1969, durée 39 minutes
Taj Mahal, enregistré en 1969 pendant 91 minutes de bonheur
et il y en a des centaines d'autres comme ça.
Vous pouvez bien sûr retrouver un performer directement par son nom mais aussi écouter la webradio du site qui se chargera de la programmation musicale. Vous pouvez néanmoins créer vos propres playlists. Le service est 100 % légal car financé par la pub et la vente de poster et autres goodies.
Merci papa Noël !!
27 décembre 2006
Pierre Delanoë compose désormais avec les anges
Un inconnu bien connu. la formule pourrait avoir été créée pour Pierre Delanoë qui nous a malheureusement quitté cette nuit à l'âge de 88 ans.
Pour avoir un aperçu de la dimension de ce monument de la chanson française, il suffit de jeter un oeil sur la liste des succès que cet auteur de talent à composé:
Gilbert Bécaud ("Mes mains", "Nathalie",
"La solitude ça n’existe pas", "Le jour où la pluie
viendra", "Je reviens te chercher", "L’orange",
"Et maintenant", "Je t'appartiens", toutes
deux devenues des standards internationaux) "L’opéra d’Aran"…) Michel Michel Michel
Hugues Aufray ("Le rossignol anglais", "L’homme-orchestre",
"L’épervier", "Les crayons de couleur", "Stewball",
"La fille du nord", "Le jour où le bateau
viendra" et de toutes les autres adaptations légendaires de Bob Dylan,
qui influencèrent tant de carrières, de Renaud à Cabrel)
Gérard Lenorman ("La
ballade des gens heureux", "Voici les clefs", "Si
j’étais président", "Gentil dauphin triste")
Nicoletta ("Il
est mort le soleil")
Nicole Croisille ("Une femme avec
toi", "Je ne suis que de l’amour")
François Valéry ("Aimons-nous
vivants")
Mireille Mathieu ("Qu’elle est belle")
Nana Mouskouri ("C’est bon la vie", "Adieu
Angelina", "Quand tu chantes", "Je chante
avec toi liberté", "L’amour en héritage")
Petula
Clark ("Que fais-tu là Petula")
Sylvie Vartan ("La Maritza", "Qu'est-ce qui fait pleurer les
blondes")
Johnny Hallyday ("Derrière l’amour")
Claude François ("C’est de l’eau, c’est du vent")
Dalida ("Laissez-moi danser", "Samla
ya Salama")
Gilles Dreu ("Alouette")
Pierre Delanoë est un véritable karaoké à lui tout seul, vous ne pouvez pas lire cette liste sans chantonner au moins 15 de ces briques de la culture française. Impressionant non ?

