29 novembre 2006
Comment s'en sortent les webradios ?
Les webradios, c'est à dire ces diffuseurs de flux audios sur Internet, sont aujourd'hui un élément incontournable du paysage audiophonique. Elles participent de la découverte d'artiste méconnus et encouragent à la diversité musicale.
Comment sont-elle organisées ? Combien gagnent-elle ? Que reversent-elles aux ayants droits ?
L'Association nationale des webradios vient de publier une petite enquête sur le sujet. Attention, cette association ne compte pour le moment que 15 sociétaires mais c'est un acteur qui compte puisqu'elle figure à la table des négociations avec les producteurs (majors et indépendants) sur le sujet de la rémunération des producteurs phonographiques et probalement des interprètes et des auteurs.
24 novembre 2006
Des documentaires TV sur la guitare en VoD
La cassette a laissé place nette au DVD qui devrait laisser à son tour place nette à la VoD, la vidéo à la demande, c'est à dire le fait de pouvoir télécharger et payer un film directement depuis un site Web. Plus pratique, plus rapide, moins cher mais encore moins sûr, plus risqué en cas de pertes de donnée et limité par les DRM.
Il n'empêche que nous avons certainement tous trépignés de rage après avoir raté un super documentaire à la TV, en particulier quand c'est de guitare dont il s'agit... Plus de soucis puisque désormais avec la VoD vous pouvez revoir et revoir encore ce fameux docu. C'est ce que propose Vodeo.tv... Jetez notamment un oeil sur sa catégorie musique et en particulier sur les vidéos de guitares. On peut aussi cherche: "blues", "rock", "jazz", "bossa", "Led Zeppelin" etc...
Les vidéos sont payantes. Comptez 6 euros pour télécharger ce docu de 52 minutes sur Ben Harper
Devinette: à votre avis, combien coûte en moyenne un documentaire à l'achat par une chaîne de TV ?
Et combien coûte sa rediffusion ?
EDIT: jetez un oeil aussi sur cette vidéo, Requiem pour l'industrie du disque
21 novembre 2006
10 arguments contre les DRM
Les DRM, Digital Rights Management, sont une clef de protection (une mesure technique) apposée sur un fichier numérique - souvent de la musique - qui permet d'en contrôler l'usage et d'en limiter le piratage.
Le blog Learn Out Loud donne 10 raisons de rejeter ce système, petite traduction rapide:
1- les DRM n'empêchent de toute façon pas d'utiliser les fichiers de façon illégale, ils rendent juste un peu plus difficile leur piratage.
2- un unique individu peut pirater le fichier puis le partager avec des millions d'autres pairs
3- tous les morceaux vendus sur des CD sont de toute façon des fichiers libres de toute protection
4- les DRM impliquent des coûts supplémentaires pour les producteurs de contenus
5- les DRM impliquent des coûts cachés liés aux ventes qui ne sont pas réalisées à cause de la protection qui constitue une contrainte supplémentaire
6- les coûts de développement des DRM sont répercutés sur les consommateurs et renchérissent le coût final de la musique
7- un fichier sans DRM sera lisible sur votre lecteur mp3 d'aujourd'hui mais aussi sur celui que vous aurez demain
8- les lecteurs mp3 de demain seront aussi complétement différents de ceux d'aujourd'hui (à l'image du Zune qui permet de transférer de la musique de lecteur à lecteur)
9- les DRM vous imposent un usage privé pour un produit que vous avez légalement acheté
10- en achetant des fichiers protégés vous supportez le système des DRM et participez au renchérissement de la musique
Pour plus de détail sur chaque point je vous invite à consulter la version anglophone. :-)
18 novembre 2006
Le copyright la pression s'accentue !
Musicien amateur depuis 20 ans je joue à l'heure actuelle avec deux formations amateurs blues et soul. Etant un grand fan de Ry Cooder je reprends certains de ses titres en concert, j'ai chargé sur You Tube comme des milliers de groupes amateurs une vidéo de notre groupe en concert (pour une association d'aide aux enfants atteins de maladie osseuse) ou nous jouons le titre de Mr Cooder Down in hollywood.
Jusque là rien de très spécial sauf qu'hier je reçois dans ma boite e-mail une notification de You tube me notifiant que cette vidéo a été supprimée sans préavis suite à une complainte d'un cabinet de management américain pour "Copyright infrigment" en bon français non respect des droits sur le copyright.
Très grosse surprise bien sûr et malheureusement aucun recours possible ! Donc pour reprendre les titres de vos artistes favoris et faire une vidéo amateur il vous faut acquérir une "Sync license" auprès de l'agence proprement dite ce qui peut vous coûter la bagatelle de 1200$ !!!!!
Depuis le rachat de You Tube par Google les règles semblent devenues de plus en plus strictes et bientôt il sera impossible de reprendre un titre d'un artiste et d'en faire une vidéo amateur sans license ca promet !
Ce n'est malheureusement pas la seule mauvaise nouvelle en effet je viens de recevoir un mail précisant que Myspace le site à la mode du moment qui offre une vitrine aux groupes amateurs et pros vient d'etre l'objet de poursuites judiciaires pour les mêmes raisons. Vous trouverez l'article sur BBC News (en anglais)
La liberté de chanter sous la douche sera bientôt également soumis au bons vouloir des avocats des maisons de disques et de management, bonjour le super avenir. Après ce genre d'actions on se demande vraiment si il faut continuer d'acheter des disques ou des DVD ou même d'écouter de la musique tout court !
Tout cela est bien triste les libertés se réduisent comme peau de chagrin !
15 novembre 2006
EMI VINI VIDI VICI
La major du disque EMi annonce que ses ventes sont en recul de 6,1 % lors du dernier semestre écoulé.
La Tribune précise:
"Emi avait déjà averti qu'il fallait s'attendre à de tels résultats, du
fait de la sortie décalée de certains albums vedette qui seront publiés
au deuxième semestre de l'exercice. C'est le cas des nouveaux albums de
stars comme Robbie Williams, Joss Stone et Tina Turner.
En dehors de cet élément conjoncturel, les ventes d'Emi ont également
souffert, comme tout le secteur, de la concurrence du piratage. Le
déclin des ventes de CD est également encore loin d'être compensé par
la montée en puissance progressive des ventes de musique en ligne. Pour
l'ensemble du secteur, les ventes de musique ont chuté de 4% sur les
six derniers mois.
"
On a le droit de s'offusquer? Oui, alors allons-y ! Ok les ventes de disques baissent, d'ailleurs ma bonne dame, quand les voitures à moteur a explosion commençaient à se vendre, les ventes de chariots à cheval ont commencé baisser ma bonne dame... pendant que les ventes de disque baissent de 6 % la vente de morceaux en ligne ont des taux de croissance à deux chiffres: donnons un peu le temps au temps pour que ces dernières puissent contrebalancer les pertes, ça ne devrait pas prendre bien longtemps.
Autre point souvent passé sous silence, alors que les ventes de disques fondent comme neige au soleil, le marché des sonneries de téléphones mobiles est florissant, de même que celui des morceaux de musique acheté depuis les mobiles et sans parler de la hausse des ventes de DVD musicaux et de places de concerts. Mais ces chiffres là ne sont jamais pris en considération. Pourquoi ?
09 novembre 2006
Quand Internet met les profs de musique à la retraite
Une grande conférence de l'Internet nouvelle génération se déroule actuellement aux stazinis. Un des services qui a réussi à de distinguer du lot concerne la musique, et plus particulièrement l'apprentissage de la musique.
In The Chair propose une application, payante malheureusement mais avec une version d'essai gratuite, qui vous permet de jouer avec d'autres musiciens en direct ou vous permet de répéter une pièce de musique. Là où l'application fait fort, c'est qu'elle détecte automatiquement les fausses notes et les indiquent sur la partition. (et la jeune fille de la vidéo explicative en fait vraiment beaucoup...)
Petit bémol, ce nouveau service Web n'est compatible qu'avec les flûtes, pipeaux, trompettes et autres instruments à vent. Les guitaristes attendront et continueront de faire leurs fausses notes dans leur coin.
07 novembre 2006
Une guitare Second Life pour 1,5 $
Une Stratocaster de 1965 pour moins de 1,5 dollar, c'est tout à fait possible... mais pour ce prix là, elle sera virtuelle. Pour vous la procurer, vous devrez aller voir du coté du magasin de Robbie Dingo situé dans l'univers virtuel de Second Life.
Second Life est un univers virtuel tridimensionnel accessible sur Internet et dans lequel vous pourrez à loisir vous créer un alter-ego digital et le faire évoluer à votre guise. Ce vaste monde virtuel qui rassemble déjà plus de un million d'habitants est en passe de devenir un véritable univers parallèle avec ses règles, ses normes, ses stars et ses artisans. Le système a été conçu pour être totalement évolutif en fonction de l'influence de chacun des acteurs virtuels...comme la vraie vie. Vous pouvez donc acheter un terrain, y bâtir un entrepôt et proposer à d'autres commerçants d'y conserver leurs stocks moyennant finance. Les habitants dépensent ainsi plus de 7 millions de dollars chaque mois pour acquérir des biens virtuels afin d'aménager leurs maisons ou réaliser des investissements. Un dollar s'échange actuellement à 280 Linden Dollars, la monnaie virtuelle de ce monde pas si virtuel que ça en définitive...
Ainsi peut-on acheter toute une gamme de guitares et d'instruments de musique et notamment donc, cette Fender Strat 65 qui a comme particularité de jouer des boucles transposables dans toutes les tonalités en un clic. L'artisan responsable de l'élaboration de ces guitares est devenu la référence des instruments de musique dans l'univers de Second Life. Robbie Dingo tient d'ailleurs son blog dédié à la Second Life Music.
Il a notamment fabriqué (des lignes de code informatique) la fameuse Hyper-flute adoptée par la fondateur de Second Life en personne, et qui permet de composer ses propres morceaux.
Je précise tout de suite que si vous vous lancez dans l'aventure "Second Life" vous risquez d'y perdre beaucoup, beaucoup de temps, réel ce lui là. Personnellement, j'ai dû aller m'y ballader pour des raisons...professionnelles, on arrête pas le progrès :-)
25 octobre 2006
Gagnez de l'argent en co-produisant un artiste
L'ère du producteur de spectacles au long cigare et qui donne du "vas-y coco, fais moi ton show" est révolue. Désormais ce sont les internautes qui reprennent le pouvoir dans la chaîne de valeur musicale. Plus que de simples récepteurs de musique, les internautes deviennent des acteurs à part entière voire même des sponsors qui dénichent, encouragent, soutiennent financièrement, communiquent et enfin achètent les oeuvres de leurs artistes favoris, de leurs champions.
C'est exactement ce que la plate-forme Sellaband.com vous propose de faire avec en prime plusieurs bonus. Le fonctionnement du site est simple. Vous téléchargez et écoutez gratuitement les créations de plusieurs artistes classés par genre. Une fois que vous avez déniché votre coup de coeur vous pouvez participer financièrement à la production de son album en achetant une participation. Chaque action vaut 10 dollars, vous pouvez souscrire jusqu'à 5.000 actions soit un maximum de 50.000 dollars.
C'est la somme nécéssaire à la mise en production d'un album. Une fois l'album réalisé vous en recevez un exemplaire collector. Mieux encore: dès qu'il est commercialisé vous recevez un intéressement sur les résultats des ventes au prorata de votre participation. Cet intéressement aux résultats vous incite naturellement à parler le plus possible de votre artiste favori ce qui engendre un cercle vertueux.
Le service est facturé en dollars, je vais vérifier qu'il est accessible aux non-résidents américains et si tel est le cas je ne manquerais pas de vous parler de l'artiste sur lequel j'aurais porté mon attention. Si il y en a un qui vous a tapé dans l'oeil venez donc en parler en commentaire...
Le sytème est bien équilibré et permet de doser judicieusement appât du gain et intérêt artistique. Nous sommes là en plein coeur de LA nouvelle économie dont on nous rabâche les oreilles depuis belle lurette.
19 octobre 2006
EarFeeder: Un fil RSS rien que pour vos oreilles
Un fil RSS permet de s'abonner un à fil d'information pour être averti en temps réel lorsqu'un nouvel article est publié sur le site émetteur. Il fonctionne comme une newsletter avec une différence de poid: ce ne sont pas les news qui sont poussées dans votre boîte mail mais c'est votre lecteur de fil RSS qui va chercher l'information, mettons toutes les 5 minutes par exemple. C'est très pratique car vous n'avez plus à visiter un site pour suivre son actu, cette dernière vient à vous de façon régulière.
En cliquant sur le bouton ci-dessous, vous vous abonnerez par exemple au fil d'info du blog qui gratte. (oui un clic suffit vous verrez)
Si je vous raconte tout ça, c'est pour pouvoir vous parler de Earfeeder.com.
Ce service magnifique scanne votre disque dur (oui ça fait peur on est d'accord) à la recherche de tous vos fichiers mp3 (oui ça fait peur là aussi). Il les répertorie et identifie les artistes que vous appréciez. Il construit dans la foulée le fameux fil RSS qui vous tiendra au courant de l'actualité de vos artistes préférés: infos, dates de concert etc...
C'est très pratique puisque vous aurez désormais à porté de clic toute l'actu qui compte. Inutile de courir d'un site à l'autre ou d'attendre les newsletter de 40 guitaristes différents. Vous aurez tout, tout de suite.
08 octobre 2006
Nouvelle usine pour PRS
Les guitares PRS ont le vent en poupe semble t'il puisque Paul Reed Smith vient de donner le premier coup de pelle symbolique sur le chantier qui accueillera la nouvelle usine PRS dans l'état du Maryland aux USA. La nouvelle usine sera 5 fois plus grande que la précédente et accueillera un musée PRS en marge des activités de production du manufacturier. Fin des travaux: mars 2008, dans18 mois.
PRS a construit son premier centre de production en 1985 puis son second en 1996. 10 ans plus tard c'est au tour du troisième d'être mis sur pied.
Les guitare PRS sont soutenues par l'état du Maryland qui a souligné l'impact économique de cette activité en particulier sur sa balance commerciale à l'export.

